5 juin 2007
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Enfin un débat sur le fond en Ariège, car on ne peut pas me faire croire que l'on peut (faire) parler de développement durable sans toucher aux bases mêmes de la "consommation".
"" LA DECROISSANCE : UN GROS MOT
?
Les politiques menées jusqu'à présent ont ignoré délibérément les véritables urgences que sont le réchauffement climatique, l'épuisement des ressources, la fracture
Nord-Sud, les pollutions chimiques et les dangers de la prolifération nucléaire.
Si nous avons demandé à Jean-Paul BESSET de participer avec les VERTS à cette soirée pré électorale, c’est que son livre fait, en quelque sorte, le tour de la
question.
Le constat est sans appel. « La croissance infinie des biens et des services qui fonde le développement de nos sociétés est
impossible. Ou, si l’on préfère, suicidaire. Elle est incompatible avec la stabilité de la biosphère et inaccessible à l’essentiel de la population mondiale. Elle ne saurait
tenir lieu de projet de civilisation. »
Tous les rapports scientifiques le confirment : la survie de l’espèce humaine nous impose de repenser les idées de progrès et de développement qui constituent la
base de nos sociétés modernes. Cela passe par une mutation considérable. Une nouvelle révolution industrielle, agricole, sociale et culturelle en quelque sorte. Comment ? A quels rythmes ? Sous
quelles formes ? Au profit ou au détriment de qui ? Voilà le vrai débat politique aujourd’hui, celui qui détermine toutes les autres questions : l’emploi, le logement, l’alimentation,
l’urbanisme, l’aménagement du territoire, les transports, l’éducation, la fiscalité, la recherche.
Si nous voulons nous y préparer sérieusement, il faut parler vrai dès aujourd’hui : cette
mutation ne se fera pas en douceur puisqu’elle doit s’appliquer à toute notre organisation économique et sociale, mais aussi à nos modes de vie
individuels.
La plupart des candidats disent :"Ne vous faites pas de soucis. On ne changera rien à nos habitudes et, en plus, on va créer 300 000 emplois en fabriquant des
éoliennes, des
panneaux solaires, des trains et des voitures avec des moteurs super propres et la clim en plus..." Ce qu'ils oublient de dire, c'est le nombre d'emplois qu'il
va falloir supprimer si on divise par 4 le trafic automobile, par 4 le trafic aérien, par 4 la surface habitable, par 4 la quantité de viande hebdomadaire, par 4...
Les VERTS, seuls, essayent de parler vrai: « La décroissance est nécessaire et elle ne sera pas une partie de plaisir. »
Quelles pourraient en être les étapes...acceptables... supportables... ?
VENEZ EN DISCUTER AVEC NOUS. ""
MERCREDI 6 JUIN à 20h30 à SAVERDUN, avec Françoise Matricon et Armand Boissay, candidats des Verts.
MERCREDI 6 JUIN à 20h30 à SAVERDUN, avec Françoise Matricon et Armand Boissay, candidats des Verts.