habitant de SAVERDUN, simple citoyen,j'ai décidé de m'exprimer en
mon nom, ce qui ne veut pas dire que je n'ai pas d'opinion, loin de là!
C'est l'Autorité Européenne de Sécurité des Aliments (EFSA) qui donnera le feu vert à la Commission Européenne pour la culture des OGM. Mais l'EFSA est accusée d'être influencée par les industriels.
La Commission Européenne reste divisée sur les OGM, et n'a pas pris de décision concernant l'autorisation de culture
des maïs BT11 du suisse Sygenta et 1507 de l'américain Pioneer, ainsi que la pomme de terre Amflora de l'allemand BASF.
L'EFSA s'était déjà prononcée favorablement concernant la culture de ces produits.
La décision a été reportée par la Commission, et un nouvel avis sur la sécurité de ces Organismes Génétiquement Modifiés a été demandé à l'EFSA.
L'EFSA donne des décisions favorables aux cultures des OGM, mais elle est est critiquée pour prendre ses décisions en
s'appuyant sur des motifs politiques, au-delà des arguments scientifiques.
Elle est acusée d'appuyer ses études sur celles des industriels, et de ne pas considérer les effets à long terme de la culture OGM. Les pesticides sont étudiés pendant une durée de 2 ans, alors
que les OGM le sont sur uniquement 9 mois.
Les cultures OGM représentent un peu plus d' 1 % des terres cultivées dans les pays membres de l'Union. Les européens sont majoritairement défavorables aux cultures OGM pour 58 % d'entre eux, selon l'Eurobaromètre publié en mars 2008.
Dans Libé de Samedi:
Le docteur en droit public et nouveau maire socialiste de Millau, Guy Durand, entend faucher les OGM jusque sur sa commune. Il n'y a déjà plus
de pesticides dans les serres municipales. Les cantines des écoles servent des repas bio. La ville est le siège de l'interprofession du fromage de Roquefort qui a proscrit les OGM dans le
lait de brebis.
Guy Durand met en délibération au 23 mai un arrêté qui en interdit la culture dans son ressort.
«Les bases constitutionnelles de cet arrêté sont solides», estime-t-il. Le président du Conseil général du Gers a échoué, lui, dans sa tentative d'organiser un référendum sur le thème.
«Parce qu'un président de Conseil général n'a pas de pouvoir de police sur son département, développe l'élu. C'est le préfet qui le détient. Un maire a ce pouvoir sur sa commune.»
Le Conseil d'État a déjà jugé que la santé publique faisait partie de l'ordre public auquel les maires ont le devoir de veiller, par leurs pouvoirs de police justement. Guy Durand juge dès lors qu'il lui revient de protéger ses administrés des «risques que les OGM pourraient faire peser sur eux».
Au nom du principe de précaution, précise-t-il. Ce principe figure en préambule de la Constitution depuis que Jacques Chirac y a fait intégrer la charte de l'environnement en 2005.
RAPPEL: Mardi 13 Mai, autour de l'Assemblée Nationale à Paris, devant les préfectures, en Ariège devant aussi les sous-préfectures (donc Foix, Pamiers, St Girons), pique-nique , de midi à 14 heures, au moment où sera examinée par les députés la dernière version de la loi qui régira les cultures OGM.