Vendredi 27 juin 2008
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Article paru dans Ariègenews:
Projet zéro phyto au Pays des Portes d'Ariège Pyrénées


Déjà opérationnel à Pamiers depuis trois ans, le projet 0 phyto porté par l'association de Pays vise la réduction, et à terme la suppression, des produits phytosanitaires dans l'entretien des espaces publics des collectivités locales (trottoirs, voirie, parcs et jardins, stades).

Une réunion d'information sur ces enjeux environnementaux à l'attention des agents techniques et des élus du Pays a été organisée au Fossat: démonstrations de désherbage thermique, atelier animé par la FREDEC Midi-pyrénées.

Une sensibilisation est également prévue en direction du public et des formations spécifiques destinées aux agents techniques sera mise en place en partenariat avec le CNFPT (centre national de la fonction publique territoriale).

Comme l'a rappelé en introduction Philippe Calléja, vice-président du Pays des Portes d'Ariège: «On parle de plus en plus de respect de l'environnement et de développement durable [...]

Il y a ce qui est applicable et qui fonctionne plutôt bien, comme la cantine Bio ou le Zéro Phyto de Pamiers, et qui à terme devrait être répandu à l'ensemble du territoire»

Un territoire qui regroupe 62 communes et 4 communautés de communes (Arize, Lèze, canton de Saverdun et Pays de Pamiers) au nord de l'Ariège.

Des études de la DASS et de la DIREN Midi-Pyrénées ont démontré qu'en Basse-Ariège les eaux souterraines sont polluées en raison de la présence de pesticides et de nitrates, liée autant à l'agriculture extensive* qu'aux activités humaines.

(* une erreur à mon avis, il s'agirait plutôt d'agriculture intensive; jlb)

Une raison supplémentaire de travailler de concert avec les collectivités et la chambre d'agriculture afin de réduire l'utilisation de pesticides dans les villes et villages.

«Outre la sensibilisation aux techniques alternatives, nous accompagnons les collectivités à la mise en place de plans de gestion communaux (plan de désherbage communal comme à Saverdun), dans les opérations d'acquisition de matériel, de formation et nous les aidons à hauteur de 50% pour tout investissement [...]

Pour les plus petites collectivités, des conventions de partenariat pourront être signées avec la communauté de communes permettant de mutualiser le matériel»

Le soutien financier de l'Agence de l'Eau Adour-Garonne permet au Pays de mener à bien ces différentes actions.

Nathalie Eychenne et Carole Doubrere du FREDEC Midi-Pyrénées (fédération régionale de défense contre les organismes nuisibles des cultures) ont évoqué les missions de cette structure qui ne s'adresse pas seulement au secteur agricole avant d'évoquer les impacts sur la santé que pouvaient avoir les produits phytosanitaires (30% des utilisateurs ont des problèmes de santé plus ou moins graves selon une récente étude réalisée par la MSA).

Les impacts sur l'environnement sont loin d'être neutres.

D'après un rapport national réalisé par l'institut français de l'environnement, 96% des points de mesure des eaux superficielles révèlent la présence de pesticides et 27% des eaux souterraines nécessitent des traitements (le taux de transfert en zone non agricole est jusqu'à 40 fois supérieur à ceux mesurés en zone agricole).

Aujourd'hui les produits phytosanitaires (ou pesticides) regroupent les herbicides, insecticides, fongicides destinés à lutter contre les mauvaises herbes et les insectes ou maladies nuisibles aux plantations et cultures. 90% des pesticides sont utilisés par les agriculteurs, environ 8% par les collectivités locales et administrations et 2% par les jardiniers amateurs.

Ils se diffusent dans l'environnement par volatilisation lors du traitement et après traitement par infiltration vers les eaux souterraines ou ruissellement vers les eaux de surface.

En 2004, une enquête révélait que 58,6% des fruits comportaient des résidus de pesticides à des teneurs inférieures à la limite légale, et 5,5% des échantillons se situaient au-delà de cette limite légale (source DGCCRF).

Dans ce contexte d'exposition involontaire aux pesticides, des mesures sont à envisager notamment informer et sensibiliser élus et agents techniques aux risques liés à leur utilisation (nécessité de s'équiper avec des tenues spéciales et de respecter un certain nombre de précautions) mais aussi les sensibiliser aux pratiques alternatives.

Un premier atelier a permis lors de cette journée d'apprendre aux agents à se protéger: utilisation d'équipement de protection individuel (EPI) et Michel Egea responsable des Espaces Verts de la ville de Pamiers a réalisé sur un second atelier des démonstrations de désherbage thermique.

«Pamiers s'est engagé dans une démarche de réduction des produits phytosanitaires, explique Philippe Calléja, d'autres communes du Pays s'informent et pourraient bien se lancer [...] cela ne se fait pas toutefois sans difficulté: avec un passage de désherbant traditionnel, on était tranquille pour deux mois tandis qu'avec ces nouvelles pratiques cela prend davantage de temps, il faut passer régulièrement [...]

A Saverdun, il y a des retours négatifs*, on me dit que la ville était plus propre avant, il faut expliquer ces pratiques alternatives pour favoriser le changement dans les habitudes de chacun [...] l'ensemble de la population doit être sensibilisée, la prise de conscience doit être totale tant vis-à-vis des élus, des agents que de la population. On n'est qu'au début, le chemin est encore long !»

(* des retours négatifs? Allons, allons, il doit bien y avoir quelques personnes qui s'en félicitent? Et d'autres encore qui veulent aller plus loin? jlb)

Ariègenews, à consulter ICI.

En effet, informer, former, sensibiser la population est un aspect indispensable de cette démarche.
Mettre en valeur le travail éffectué par les agents communaux, travail souvent à la main, pour limiter l'utilisation des désherbants, est aussi indispensable.

 


Jeudi 26 juin 2008
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Films et débats en soutien à des familles menacées d'expulsion

 

JEUDI 26 JUIN 2008   A MAZERES

Salle de Cinéma à 20 heures 30

Entrée libre
Réseau Education Sans Frontières

 

 


 

Oui c'est un Jeudi soir! Pas commode, mais ça vaut bien un effort non?




Dimanche 22 juin 2008
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A sa création, en 1982, il y avait au moins un jeu de mots.
Fête de la musique.
Faites de la musique.


Hier, à Saverdun, à l'abondance des disco-mobiles et autres karaoké, il ne restait pas grand chose du "faites de la musique".
Heureusement le groupe ci dessus,
puis des improvisations bienvenues,



qui redonnaient un peu de sens ... et qui surent attirer les appréciations positives.
Comme l'atelier Jazz de l'Ecole de Musique

Rien d'autre à dire!

PS. Si encore à dire (les difficultés sur l'hébergeur OB aujourd'hui obligeaient à être concis).
1) ils faisait chaud, beaucoup de monde dehors (dont les équipes de rugby présentes pour les finales Ufolep du lendemain)
2) les rues réservées aux piétons c'est bien, les rues envahies par les terrasses des cafés et restos ....transforment cette fête en temple de la consommation.
3) combien d'orchestres cette année, comparé à l'an dernier ou il y a 2 ans? C'est ce sens du "faites de la musique" qui risque de se perdre.

Mardi 10 juin 2008
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Ce matin allant à la gare de Saverdun .....
Au moins trois employées municipales désherbaient les trottoirs. Rien d'ext
raordinaire me direz-vous? Ben si!! Comme seuls outils, binettes, rateaux, brouettes, balais.
Comme quoi, les initiatives "zéro phyto" peuvent être appliquées quand le "pouvoir" local le veut.
Noté, vu et adjugé.
Et vous serez obligés de me croire sur parole puisque je n'avais pas mon appareil photo.

Ne reste plus qu'une chose: informer un peu mieux la population, les citoyens de notre ville, pour que cette initiative, non seulement perdure, mais soit encouragée et reprise individuellement. Que chacun soit conscient que les enjeux environnementaux demandent des efforts: accepter qu'il y ait quelques herbes par ci par là, accepter de sans doute payer plus cher pour un service donné (mais ne vaut-il pas mieux payer du personnel que d'acheter des produits?), accepter pour le personnel de travailler "à la main".

Heureusement que ce matin il y eut ce constat car au Tribunal Adminidtratif de Toulouse ce ne fut pas la joie: faut s'attendre à des expulsions encore et encore!

Mardi 27 mai 2008
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Lecture de ce matin, dans LibéToulouse:
"" 26/05/2008
Toulouse: Fatima et Ahmad arrêtés à la Préfecture

SANS-PAPIERS. Comment se débarrasse-t-on des demandeurs d'asile encombrants ? C'est simple : on les convoque à la préfecture. S'ils répondent à la convocation, on les y arrête puis on les expédie en centre de rétention avant expulsion par le premier avion du lendemain matin.

C'est la glorieuse aventure de Fatima H et de son fils Ahmad interpellés ce lundi dans les bureaux de l'administration, qui passeront la nuit derrière les grillages de Cornebarrieu puis s'envoleront dès 6h pour la Grèce.""

Pleurer, simplement pleurer de tant de conneries?



Et le rendez-vous incontournable:
Implantée dans quarante-six pays du monde, la multinationale Monsanto est devenue le leader mondial des OGM, mais aussi une des entreprises les plus contreversées de l'ère industrielle avec la production de PCB (le pyralène interdit en France au début des années 80), d'herbicides dévastateurs (le tristement célèbre agent orange utilisé par les forces US lors de la guerre du Viet-Nam, l'incontournable Round Up longtemps estampillé biodégradable...) ou l'hormone de croissance bovine aujourd'hui interdite en Europe après des années d'utilisation.

Depuis sa création, la firme accumule les procès en raison de la toxicité de ses produits, mais se présente avec cynisme comme une entreprises des « sciences de la terre » convertie au développement durable.

Depuis plus d'une décennie, grâce à la commercialisation des semences transgéniques, elle prétend faire reculer la limite des écosystèmes ainsi que la faim dans le monde.

« Nourriture, Santé, Espoir » tel sont les promesses de Monsanto.

 

Marie-Monique Robin journaliste chevronnée a décidé de juger sur pièce, y compris en explorant le passé de l'entreprise.

Du continent américain, à l'Inde en passant par l'Europe, la réalisatrice nous livre une enquête magistrale et alarmante sur la multinationale américaine qui commercialise partout dans le monde ses produits chimiques ainsi que 90 % des OGM cultivés sur la planète.

Ce film (doublé d'un livre) s'appuie sur des documents inédits, des témoignages de victimes, de scientifiques ou d'hommes politiques et permet de reconstituer la genèse d'un empire industriel qui, à grand renfort de rapports mensongers, de collusions avec l'administration nord-américaine, de pressions et de tentatives de corruption, est devenu le premier semencier du monde.
Ce film est présenté en Ariège, juste après l'adoption par l'assemblée nationale de la loi OGM, légalisant désormais la culture des plantes transgéniques aux mépris des engagements pris lors du Grenelle de l'environnement.

Cette soirée est organisée à l'initiative des associations « Grains d'Envie »,

« Croqueurs et Paysans Gourmands », de « l'Equitable », d'ATTAC 09,

des Verts d'Ariège, des Faucheurs volontaires de l'Ariège et de la Confédération Paysanne de l'Ariège, Comité Ecologique 09, APPAM, Les Yeux Ouverts.







   

 

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