Quand on nous parle de qualité des produits de quoi parle-t-on? Et quand des organismes mettent aussi
la confusion: voilà ce que l'on peut lire sur le site du SISQA:
SISQA 2007
Depuis plusieurs années, la Région
Midi-Pyrénées a fait de la qualité alimentaire une priorité notamment à travers l’organisation de la SISQA (Semaine Internationale Sécurité et
Qualité Alimentaires), une manifestation grand public, festive et familiale autour de
l’alimentation, dont la 5ème édition se tiendra du 6 au 9 décembre prochains à Toulouse.
Avec une nouveauté, on peut voter pour désigner des oscars. Voyons voir de plus près:
Et là surprise : je n’ai trouvé, dans les concurrents qu’un seul endroit qui affirme haut et fort ses productions garanties
sans OGM.
CAPLA : une filière tracée de maïs sans OGM :
La traçabilité des aliments et vous ? Quels sont les mots clés pour votre entreprise ? Quels sont les points forts ou
particuliers de votre politique en la matière ?
- Pour le blé tendre, la traçabilité rime avec Agriconfiance et le partenariat Mercier-Capla. En effet, depuis quelques années,
l’engagement de la coopérative dans la mise en place de filières de qualité tracées a permis de conforter les ventes de farine« Banette et Pastourelle des Pyrénées » et d’assurer une
plus value de + 10% à ses adhérents apporteurs. L’objectif de la coopérative sera de pouvoir assurer la traçabilité de sa collecte avec la démarche Agriconfiance ®
- Pour le maïs non OGM, les semences non OGM ont dans un premier temps été contrôlées sur la base d’échantillons adressés à un laboratoire
pour analyse. Après réception des résultats (négatifs) des contrats de production ont été mis en place auprès des producteurs. Les échantillons de maïs en production ont été analysés avant la
collecte pour validation.
Est-ce à dire que tous les autres ne garantissent …..
Et oui, au fait, tout ce qui est « agriculture raisonnée », « traçabilité » « label » ne garantit que
l’enregistrement des traitements, et pour les animaux qu’un véto a prescrit un traitement.
Il faudrait avoir le « cahier des charges » des productions et il faut reconnaître, qu’actuellement en France, seul celui
de l’Agriculture biologique garantit l’absence de traitements chimiques.
Encore faut-il, là comme ailleurs, se méfier des …..inexactitudes :
->il n’y a pas de label vin bio, seul celui de vin issu de raisins cultivés en agriculture biologique.
-> Il n’y a pas de foie gras et autres confis à label bio, le gavage n’est pas reconnu comme pratique d’agriculture
biologique.
Est-ce à dire ?
Est-ce à dire que certains abusent …. ? NON, tout le monde est pur, voyons, on vit chez Blanche
Neige !
Qu’un bio peut faire un vin plus dégueulasse qu’un vin classique ?
Qu’on peut avoir, sur sa ferme, des productions bio et des non bio en même temps ? (je ne parle pas de ceux qui sont en
reconversion).
Ce n’est pas parce qu’un producteur le dit …qu’il y est. Certes l’aberration tient que pour avoir un Label, il faut payer, mais
c’est quand même le seul critère sérieux et ce sérieux justifie de vendre sans doute plus cher. Et la différence doit être faite avec ceux qui de toutes façons vendent plus chers mais n’ont pas
de label.
Parler avec « franchise » devrait être le critère des agriculteurs.
Mais à regarder dans le dico, franchise :immunité, exemption ( tiens tiens) ou sincérité !
Donc franchise médicale, tu es exempté de quoi ? de la gratuité totale nous dit Sarko ! Oui mais l’immunité c’est
l’exemption d’impôts de devoirs et de charges !
Ma franchise médicale qui me fait payer, moi malade, pour les plus malades, ne m’exempte pas de
charges !!
Et voilà, j’ai enfin compris l’obsession de nos ministres à vouloir réduire les filières littéraires (elles n’offriraient pas les
débouchés), elles nous permettraient de mieux comprendre et utiliser les mots (pour soigner nos maux).
Un peu d'amour pour finir, même si certaines connaissent déjà et que leur sens de l'humour fait que ....