Il est de bon ton, en cette fin d’année, de se gausser d’Internet, de déplorer l’abondance d’infos qui y circulent.
Ce bon ton est d'autant plus ridicule qu'il émane de ceux qui utilisent avec une ferveur non maîtrisée Internet.
Certes trouver qu’on reçoit des messages d’alertes inutiles et mal à propos, des images
ridicules de fleurs et d’animaux en diaporama accompagnées d’une musique sirupeuse.

Certes, certains de vos messages m’ont, des fois, prévenu de virus inconnus et maléfiques, m’ont menacé des pires
tortures si je rompais la chaîne de contacts en ne réexpédiant pas, dans les 5 minutes, le dernier mail reçu.
Certes, les images se moquant de la petite taille de l’empereur (j’ai failli écrire bassesse), des maillots de bain de
notre nageuse nationale, enfin ce qu’il en reste maintenant que son sponsor les a tous repris ( ?), n’étaient pas toujours du meilleur goût.
Mais, et ce mais a sa force ….
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Aurions nous pu nous mobiliser aussi vite, aussi fort pour soutenir les campements des Enfants de Donquichotte, être présents à chaque alerte,
chaque évènement musical de soutien ?
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Aurions-nous pu être si nombreux, chaque fois qu’un enfant de l’Ariège a été menacé d’expulsion ? avec RESF ?
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Les débats sur le Traité Constitutionnel Européen auraient-il été si fournis en arguments, si Internet avait été muet ?
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Les infos découvertes par quelques enquêteurs ( Ah si le Canard Enchaîné n’existait pas !) auraient-elles eu cette
ampleur ?
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Aurions-nous eu Kamini ? Aurions-nous « la chanson du dimanche » ?
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