Pendant les soldes élections les rafles continuent! Car c'est bien ce mot RAFLE qu'il faut employer.
RESEAU EDUCATION SANS FRONTIERE - Collectif « FIN DE PROCEDURE »
Coordination Ligue des Droits de l’Homme – Section de l’Ariège
Deux mots rapides pour donner des nouvelles…
Vous avez peut-être lu la Dépêche du mardi 19 février qui
relatait l’arrestation d’une famille arménienne à Foix et l’envoi en rétention, à la demande du Préfet de l’Ariège, du père, de la mère et d’un bébé de deux mois et demi à Cornebarieu le vendredi
15 février dans la soirée. Le grand père et la Grand mère n’avaient échappé à cet emprisonnement que « grâce à un malaise » les ayant amenés, transportés par les pompiers, tout
droit… à l’hôpital…
Une pétition initiée sur le quartier du Courbet a
rapidement circulé, faisant état de l’émoi légitime de la population à l’égard de la violence des méthodes utilisées à l’encontre d’une famille « sans histoire ». Une solidarité
spontanée qui a été bien utile…
Dès lundi soir, après trois jours de rétention à
Cornebarieu, la Juge des Libertés considérait qu’il était inhumain de retenir une famille avec un bébé de cet âge et prononçait la mise en liberté.
Avertissement humanitaire que le Préfet n’a
pas entendu puisqu’il a décidé de faire appel du jugement… Mal lui en prit… A défaut d’avoir entendu, il vient de ramasser une seconde leçon par la Cour d’Appel de Toulouse qui, en référé, ce
Mardi 19 février, a réaffirmé qu’il était inhumain de mettre en rétention une famille avec un enfant de cet âge et a donc confirmé la liberté pour cette famille.
Cette décision ne garantit pas à terme
la possibilité pour la famille entière de rester en France mais elle rappelle que tout n’est pas permis dans l’acharnement à « faire du chiffre et plaire à ses chefs »… Il est plus que
navrant de devoir le faire valoir…
Christian Morisse le 20 février 2008
P.S. Ne baissez pas la garde : d’autres mauvais coups se préparent… Ainsi une mère de famille de deux
enfants, enceinte de 7 mois, d’origine Congolaise (le père français ayant reconnu la paternité) a été retenue en garde à vue par la gendarmerie pendant une journée entière avant de décider si il
convenait de l’envoyer à Cornebarieu… Ils n’ont pas osé… Jusqu’à quand ?
Comme cette histoire relatée sur France3, arrêtée sur son lieu de travail, une maison de retraite, alors qu'elle est mère d'un enfant de 11 ans Français, qui est laissé seul chez lui!, sans
nouvelles! Heureusement une voisine intervient pour s'en occuper. La mère est rélachée par le Tribunal.
Mal à la France!