la libre parole d'un citoyen écologiste habitant Saverdun en Basse-Ariège
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Voici la rémunération de Charles Milhaud, depuis 2002:
2002: 514 000 euros
2003: 453 000 euros
2004: 664 000 euros
2005: 914 500 euros
2006: 1 064 000 euros
2007: 1 584 000 euros
Cette évolution amène plusieurs commentaires:
* De 2002 à 2007, la rémunération du patron de l'Ecureuil a été multipliée par trois, atteignant d'un exercice à l'autre jusqu'à +50%.
* La cotation de Natixis (un désastre pour les actionnaires: l'introduction s'est faite à 19,55 euros, le titre tourne en ce moment autour de 2 euros) a été un élément supplémentaire d'inflation. Milhaud a reçu une prime exceptionnelle de 150 000 euros (pour la réussite de l'opération, sic) ainsi que 100 000 stock-options.
* Pendant le même temps, les Caisses d'Epargne ont effectivement évolué. Le chiffre d'affaires (Produit net bancaire) a explosé, passant de 1,1 milliards d'euros à 10 milliards entre 2002 et 2007. Le résultat net a aussi progressé (de 196 millions à 1,3 milliards), mais en moins forte proportion: la marge nette passe de 17% à 13%. Ce qui veut dire que le groupe est devenu plus gros, mais moins rentable. Et que la rémunération de son patron a d'abord été liée au PNB et pas à cet indicateur moins favorable.
Voila pour la performance de Milhaud...
*Et à ceux qui s'inquiètent pour ses vieux jours. Même si l'ex-patron de
l'Ecureuil ne touchera pas de golden parachute, il ne part pas avec rien. D'abord, officiellement, Milhaud est toujours président du conseil de surveillance de Natixis (fonction qui lui permet de
toucher 308 000 euros par an, somme comprise dans le total énoncé plus haut). En plus, cet homme de 65 ans pourra toucher la retraite maison de la Caisse d'Epargne. Son contrat de travail lui
donne le droit à "une rente annuelle égale à 10% de la rémunération brute moyenne des trois meilleurs années civiles complètes perçue au sein du groupe Caisse d'Epargne". Il s'agît, comme par
hasard, des trois dernières années. Et cela donne 119 000 euros par an.(de retraite)
A part cela, Milhaud a eu "un comportement irréprochable" en démissionnant. Et c'est vrai puisque c'est lui qui le dit...
Et puis promis-juré, tout va changer, on va mettre de la morale.
Hier l'Etat décide de mettre 10,5 milliards d'€ dans 6 banques, mais sans entrer dans le capital, sans aucun contrôle que des promesses sur les crédits. Pourtant le 15/10, dans Libé toujours on pouvait lire: Les banques ont en effet déclaré qu'elles n'avaient pas besoin de l'argent de l'Etat.
Frédéric Oudéa, directeur général de la Société générale au Figaro: "Nous n'avons pas besoin d'utiliser ce «guichet» public.
Un porte-parole de BNP Paribas à l'AFP: "Nous n'avons aucun besoin de lever du capital".
Un communiqué du Crédit agricole: "Crédit agricole SA n'a pas besoin de lever du capital. Crédit agricole SA dispose d'une structure solide"
On ne sait en revanche pas ce que pensent Natixis et ses maisons-mères les Caisses d'Epargne et les Banques Populaires.
Reste que ces réactions sont d'autant plus surprenantes qu'elles prennent complètement à revers ce qu'annonçait Christine Lagarde lundi. En présentant le plan, la ministre expliquait qu'elle "serait étonnée que des établissements de crédit français ne se présentent pas à ce guichet", dans la mesure où les banques britanniques allaient, avec le plan de Gordon Brown, se retrouver de facto avec des fonds propres plus importants. D'où la nécessité, selon la ministre, de se mettre à niveau pour éviter des distorsions de concurrence.
Alors, qu'est-ce qui se passe?
* Les banques n'ont-elles effectivement pas besoin de cet argent, et c'est la ministre qui n'a rien compris? C'est ce que dit cet article du Figaro.
* Ou alors les banques
mentent, ayant peur que ce piochage dans les fonds publics soit interprété comme une preuve de faiblesse?
Dans tous les cas de figure, ce décalage entre la parole gouvernementale
et celle des banques n'est pas un signe que la stabilité est retrouvée.
Ce ne sont que des extraits d'article, ceux qui ont le temps L,ibé, mais d'autres journaux aussi, sont complets.
Je ne retiendrai qu'un chiffre: 14!
retraite de base du PDG 119 000 €
annuels,
retraite de base d'un agriculteur environ 8400€
annuels. 14 c'est le rapport entre les
deux!
*tain et l'autre là, soeur Emmanuelle, elle part maintenant! Y a plus de
morale.