la libre parole d'un citoyen écologiste habitant Saverdun en Basse-Ariège
Stop ! Stop ! Stop ! Stop ! Stop ! Stop !
Il n'y a pas d'industrie automobile à relancer.
Il n'y a pas de banque à renflouer.
Et demain il n'y aura plus de planète à sauver.
Toute demi mesure est du temps perdu et du temps personne n'en a : ni les privés de travail, ni les sans domiciles, ni les sans papiers, ni les encore avec du travail (mais pour combien de temps ?) ni les paysans acculés à disparaitre.
Comment résoudre en même temps les crises, climatique, écologique, sociale
et démocratique?
Comment pourrait-il y avoir une solution dans un système qui a créé ces catastrophes ?
Il nous reste encore de l'argent ? Alors mettons le vite dans des investissements de fond : l'industrie automobile doit se mette à fabriquer des moyens collectifs de transports, s'allier à l'aéronautique. Nous avons besoin de transports propres, de bus, de trams, de trains, de vélos pour nos déplacements quotidiens, pas de cet excès de voitures individuelles.
Oui nous avons besoin de pouvoir d'achat, alors ces moyens doivent être gratuits.
Nous avons besoin de bateaux à voiles pour les transports indispensables des marchandises (au lieu de ce Vendée Globe, marché de pub, marché de dupes, marché de p...) et des humains (nous voulons ouvrir les frontières), avec pourquoi pas aussi des dirigeables ou des avions solaires: allez la Recherche, en voilà du boulot.
Nous avons besoin d'agriculteurs et agricultrices qui nous nourrissent : assez d'argent versé aux céréaliers et autre betteraviers, redirigeons l'élevage vers une alimentation à base d'herbe, recréons des zones de maraichages et de jardins dans nos villes, reconvertissons notre agriculture à la Bio ; allez tous les organismes de recherche, développement, vulgarisation, enseignement, en voilà du boulot !
Car beaucoup reste à inventer ; notre objectif nourrir équitablement tout le monde. C'est la PAC qu'il faut changer et l'industrie chimique qui se mette aux engrais organiques et autres compostages.
Et nos villes et nos villages ? Va-t-on encore les laisser longtemps s'étendre, se couvrir de pavillons individuels qui bouffent notre espace.
La rentabilité, la productivité, que nous gagnons à notre travail, nous la perdons à nous déplacer pour aller travailler, toujours de plus en plus loin.
A quoi sert d'aller plus vite alors ?
Du boulot il y en a, il faut qu'il y en ait d'utile à notre futur, il faut qu'il y en ait pour tout le monde !
Des investissements massifs dans l'isolation de tous les bâtiments et logements, dans la réorganisation urbaine, des lignes pour le ferroutage et les trams à construire, et que sais-je encore.
Alors dans ce cadre-là, travailler, oui, mais ne travailler que 20 heures par semaine ? Ca vous dit ?
Moi oui ! Et même dans ces conditions ....même travailler un peu plus vieux, à condition, quand même qu'il y ait du travail pour tous.
Oui mais notre pouvoir d'achat alors ?
Ne voudrions-nous pas, comme en Guadeloupe ou Martinique, 200€ de plus ? Mais pour faire quoi ? Les Antilles n'ont-elles pas plus besoin d'autres choses ?
De cultures vivrières locales plutôt que d'importations couteuses de produits métropolitains (de la mâche nantaise? des yaourts bretons ?), de récupérer les terres dédiées à la monoculture bananière, monopolisées par quelques héritiers du système colonial et esclavagiste.
Dans ces départements (qui ont la taille de nos agglomérations) la nécessité de sortir de la dépendance pétrolière exige le développement de transports collectifs gratuits et non la multiplication de voitures particulières.
Alors oui, des terres pour tous, du tourisme qui ne détruise plus, des échanges avec les pays voisins. Mais alors, nous touristes métropolitains, nous pourrions continuer à y aller plus longtemps et pour moins cher, à condition que ce ne soit pas en avion !
Alors, vite ! Une Europe Sociale, une Europe Ecologique, une Europe Démocratique, une Europe Solidaire, une Europe porteuse d'une autre façon de vivre.
Nous aurons moins certes, mais nous serons mieux ; notre temps libre nous le passerons à lire, chanter, danser, oui danser et aimer sans détruire, ni la planète, ni les autres, humains, animaux ou végétaux, à nous occuper gratuitement de nos enfants, petits enfants et même de nos voisins.
Il n'y a pas de place pour produire plus, il y l'urgence à partager nos ressources, que dis-je nos richesses, nos trésors !
Une quelconque croissance ? Non, une décroissance acceptable et joyeuse.
Voilà les enjeux de la période actuelle, voilà le pari des élections européennes.
Oui, nous pouvons le faire ensemble, rejoignez nous.
site national : http://www.europeecologie.fr/
pour l'Ariège adresse mail ariegeecologie@yahoo.fr
ou par courrier Rassemblement Ariège Europe Ecologie, à l'Equi'Table 11 Place G.Duthil 09000 FOIX.