la libre parole d'un citoyen écologiste habitant Saverdun en Basse-Ariège
Dimanche 8 Mars s'est tenue, à Toulouse, la réunion du « Comité Europe-Solidaire Europe-Ecologie ». Il regroupe des altermondialistes et divers courants de l'écologie radicale qui ont décidé de soutenir dans la grande région Sud-Ouest la liste Europe-Ecologie menée par José Bové.
Nous sommes toujours animés par les mêmes raisons qui nous ont amenés à dire « non » au traité constitutionnel. Mais nous sommes tournés vers l'avenir, les élections européennes ne sont pas un nouveau référendum « pour ou contre » la stratégie de Lisbonne, il s'agit aujourd'hui de proposer des alternatives à l'orientation libérale de l'Europe.
Ce qui nous unit est la volonté de sortir du capitalisme qui est la cause première de toutes les crises actuelles.
Au cœur de notre projet politique, il y a
l'urgence climatique et la justice sociale. La pénurie des ressources naturelles et les conséquences du dérèglement climatique pénaliseront de manière inégale les pays les plus pauvres et
les plus pauvres parmi les pays développés.
Si nous n'anticipons pas cette pénurie, la sortie du capitalisme se fera de manière sauvage et autoritaire.
Il y a danger car l'oligarchie
financière peut détruire la démocratie et la justice sociale pour maintenir ses privilèges en situation de pénurie.
Nous savons que certains systèmes naturels ont déjà atteint des effets de seuil au-delà desquels ils ne pourront plus retrouver leur équilibre, d'autres risquent d'atteindre ces seuils, il faut donc infléchir les tendances de transformation de la biosphère.
La croissance verte est une fausse solution, car elle maintient le
même modèle industriel.
Si nos demandes continuent de croître, les technologies d'énergies renouvelables ne pourront pas répondre à nos besoins ; il nous faut réduire notre consommations matérielle, qui devra être compensée par une amélioration des services collectifs afin de garantir un niveau de bien être général.
Il nous faut sortir du capitalisme qui ne recherche que le
profit, pour créer une société qui soit respectueuse des êtres humains et de l'environnement naturel.
Les logiques collectives doivent être un frein au capitalisme parce qu'elles sont un frein au modèle individualiste et à la libre concurrence qui le constituent. La lutte contre les OGM en est un exemple, c'est un combat à la fois social et écologique : les paysans refusent l'industrialisation de leur agriculture et nous refusons que des monopoles comme Monsanto fassent la loi et nous impose un modèle unique d'alimentation. Le maintien de la diversité culturelle en est un autre exemple : il ne peut y avoir une culture, une langue, dominantes ; sinon il y a appauvrissement de nos richesses humaines, de la même façon que nous avons besoin de la biodiversité de nos milieux.
L'Europe fédérale est une nécessité pour construire, dans le respect des diversités culturelles qui la constituent, des politiques publiques qui garantissent la mise hors marché de ce que nous définissons comme des biens communs : énergie, transport, éducation, culture, santé, environnement.
Le « Comité Europe-Solidaire Europe-Ecologie » invite tous ceux qui partagent notre démarche à nous rejoindre sur le site " www.europeecologie.fr ".

Contacts : -Aquitaine : Martine Alcorta -MidiPyrénées : François Simon
-Languedoc-Roussillon : Françoise Alamartine