la libre parole d'un citoyen écologiste habitant Saverdun en Basse-Ariège
Chirac lance un plan bio-éthanol et tout le monde se réjouirait?
Ben non: lire l'article de Corinne Lepage. Et faire attention, car, par exemple, la chronique sur France Inter, ce matin , de Bernard Maris, est incomplète. Qui se réjouit? les producteurs céréaliers et les betteraviers.
Faisons simple: la solution proposée est de type industiel, grosses raffineries, concentrées dans les lieux de production de matières premières; Lacq, à côté de Pau, pour le maïs, Dunkerque pour les betteraves (ou pour le port qui peut permettre d'importer?). Donc cette production devra être acheminée vers les consommateurs, donc des camions sur les routes,q ui vont consommer et polluer!!
Cette solution est basée sur des grosses productions agricoles: blé, maïs, betteraves et de grosses raffineries (rentabilité oblige): on concentre les lieux de productions, donc monoculture!! on intensifie: phytosanitaires plus eau à gogo!! Si on va voir au Brésil: la monoculture du soja a supprimé les autres cultures vivrières, le tout aggravé par l'utilisation des OGM, désherbages systématiques etc...des propriétés de 10.000 hectares, peu d'ouvriers etc...!
Maris m'a semblé incomplet car je ne l'ai pas entendu parler ( mais le matin vers 6h10, je ne garantis rien!) du transport; il a, à juste titre, critiqué la conception polluante des cultures concernées! Mais surtout, dans ce cas, la plusvalue va aux industriels, ils paient la marchandise au prix du marché!!
D'autres solutions sont-elles possibles? OUI!
Le simple pressage à froid des oléagineux et filtration. Le tournesol est peu gourmand en phytosanitaires ( désherbants, fongicides et insecticides) et surtout en eau! Le colza surtout pour son non besoin d'irrigation!!
Il n'y a pas besoin de raffinerie industrielle lourde. Actuellement cette solution est possible pour les agriculteurs, avec leur propre graines, pour leur tracteurs, mais pas sur la voie publique!! Cette limitation doit sauter!
On peut imaginer, dans un premier temps, que les collectivités locales, Sivom, Collectivités de Communes, s'équipent pour leurs besoins( régies de transport, véhicules, ramassage d'ardures etc..) comme le font les agriculteurs en CUMA, auprès des agriculteurs de leur propre territoire!
Dans ce cas, pas de transport de marchandises, et la plusvalue enregistrée peut être partagée entre collectivitées et agriculteurs! OUI, je sais, je rêve!!
Mais aucune solution ne suffira à résoudre le manque d'énergies; il faut réduire les consommations. Je ne suis pas pour une baisse du prix à la pompe ( aïe, ne me tapez pas) mais pour des investissements massifs dans les transports en commun et le ferro-routage! Les marchandises sur les trains et les péniches.
Qui consomme le moins et pollue le moins? à la personne transportée, ou au kilo?
Il y a encore plein d'autres solutions, comme la méthanisation des déchets. Là aussi les collectivitées pourraient avoir un rôle majeur qui , en plus assurerait des ressources financières.( production de gaz pour les véhicules, le chauffage).
Hélas, il semblerait que l'on soit dans un monde un peu limité dans ses initiatives. On pense au mieux( et nos élus surtout) à gérer une situation, comme les transports, mais non à apporter une solution durable. On le voit bien à Saverdun, mais aussi à Toulouse: peut-on se contenter d'aménager les flux de circulations ou ne faut-il pas diminuer les engins polluants et bruyants sur les routes?
Ce dernier aspect des choses, je vais l'aborder bientôt, suite aux réunions de quartiers sur la circulation.