Après la soupe populaire, ils ont déplié leurs couvertures et se sont couchés par terre sur la place du Capitole. « Parce que c'est tout ce que nous avons à offrir aux sans-abris qui téléphonent au 115 », expliquent les personnels de la veille sociale, en grève depuis jeudi dernier. Ils dénoncent le manque d'accueil d'urgence dans le dispositif hivernal, « en particulier pour les grands précaires, parfois alcoolisés ». Certains jours, le 115 se voit obligé de refuser le gîte à une trentaine de personnes, des hommes mais aussi des familles. « Une impuissance qui devient insupportable. »