Tiens, tiens, à force d'insister, ça progresse:
Des protocoles expérimentaux avec les collectivités locales pour l'usage des huiles végétales pures :
-- A compter du 1er janvier 2007 les collectivités locales intéressées seraient autorisées à titre expérimental à utiliser des huiles végétales pures dans leurs véhicules (hors transport de passagers) dès lors qu'elles signeraient des protocoles avec l'Etat.
Ces protocoles préciseront notamment les obligations de suivi des véhicules et de contrôles réguliers qui seront demandées aux utilisateurs. Un amendement sera déposé au Projet de Loi de Finances Rectificative pour 2006 (PLFR2006) pour définir la fiscalité applicable aux huiles végétales pures dans le cadre de ces protocoles expérimentaux : elles bénéficieront du même niveau de fiscalité que celui s'appliquant au biodiesel
C'est un extrait de la revue:actualitésnews-environnement, allez y jeter un coup d'oeil!
On retrouve celà dans LIBE, avec un témoignage; j'en avais déjà parlé il y a un moment.
--Energie. Les huiles végétales seront autorisées en janvier pour les collectivités. Le point avec un pionnier de leur utilisation, le socialiste Jérôme Cahuzac.
--Quelle différence entre les huiles végétales et les autres biocarburants ?
Il existe deux biocarburants : le flex fuel, un substitut d'essence, à base de blé ou de betterave, dont la production est maîtrisée et contrôlée par l'industrie pétrolière, et que le gouvernement veut privilégier. L'autre ce sont les huiles végétales pures, qui remplacent le gasoil, et que le gouvernement fait tout pour stopper. Ces huiles sont produites localement, et les compagnies pétrolières n'ont aucun pouvoir dessus. Il n'y a pas de transport, pas de transformation, la valeur ajoutée reste sur le territoire. Dans le département, les gens connaissent les presses qui produisent de l'huile clandestinement. Ils les utilisent : c'est une distribution locale avec un profit local.
Le texte intégral dans Libé donc. Maintenant c'est aux collectivités locales de s'emparer de cette ouverture.
Bon aujourd'hui j'ai reçu un mel, avec ce texte; je n'en ai pas vérifié l'authenticité et je n'en ai pas tellement les moyens. Après réflexion je me suis dit, tiens, j'aimerais bien dire des choses comme celles-là, donc les voilà, mais ce n'est pas de moi! Pas grave:
Superbe réponse du ministre brésilien de l'Education interrogé par des
étudiants aux Etats-Unis... La presse nord-américaine a refusé de
publier ce texte.
Pendant un débat dans une université aux États-unis, le ministre de l'Éducation Cristovam Buarque, fut interrogé sur ce qu'il pensait au sujet de l'internationalisation de l'Amazonie.
Le jeune étudiant américain commença sa question en affirmant
qu'il espérait une réponse d'un humaniste et non d'un Brésilien.
Réponse de M. Cristovam Buarque:
En effet, en tant que Brésilien je m'élèverais tout simplement contre l'internationalisation del'Amazonie. Quelle que soit l'insuffisance de l'attention de nos gouvernements pour ce patrimoine,il est nôtre.
En tant qu'humaniste, conscient du risque de dégradation du milieu ambiant dont souffre l'Amazonie, je peux imaginer que l'Amazonie soit internationalisée, comme du reste tout ce qui a de l'importance pour toute l'humanité.
Si, au nom d'une éthique humaniste, nous devions internationaliser l'Amazonie, alors nous devrions internationaliser les réserves de pétrole du monde entier.
Le pétrole est aussi important pour le bien-être de l'humanité que l'Amazonie l'est pour notre avenir. Et malgré cela, les maîtres des réserves de pétrole se sentent le droit d'augmenter ou de diminuer l'extraction de pétrole, comme d'augmenter ou non son prix.
De la même manière, on devrait internationaliser le capital financier des pays riches.
Si l'Amazonie est une réserve pour tous les hommes, elle ne peut être brûlée par la volonté de son propriétaire, ou d'un pays.
Brûler l'Amazonie, c'est aussi grave que le chômage provoqué par les décisions arbitraires des spéculateurs de l'économie globale. Nous ne pouvons pas laisser les réserves financières brûler des pays entiers pour le bon plaisir de la spéculation.
Avant l'Amazonie, j'aimerai assister à l'internationalisation de
tous les grands musées du monde. Le Louvre ne doit pas appartenir à la
seule France.
Chaque musée du monde est le gardien des plus belles oeuvres produites par le génie humain. On ne peut pas laisser ce patrimoine culturel, au même titre que le patrimoine naturel de l'Amazonie, être manipulé et détruit selon la fantaisie d'un seul propriétaire ou d'un seul pays. Il y a quelque temps, un millionnaire japonais a décidé d'enterrer avec lui le tableau d'un grand maître. Avant que cela
n'arrive, il faudrait internationaliser ce tableau.
Pendant que cette rencontre se déroule, les Nations unies organisent le Forum du Millénaire, mais certains Présidents de pays ont eu des difficultés pour y assister, à cause de difficultés aux frontières des États-unis.
Je crois donc qu'il faudrait que New York,lieu du siège des Nations unies, soit internationalisé. Au moins Manhattan devrait appartenir à toute l'humanité. Comme du reste Paris, Venise, Rome, Londres, Rio de Janeiro, Brasília, Recife, chaque ville avec sa beauté particulière, et son histoire du monde devraient
appartenir au monde entier.
Si les États-Unis veulent internationaliser l'Amazonie à cause du risque que fait courir le fait de la laisser entre les mains des Brésiliens, alors internationalisons aussi tout l'arsenal nucléaire des États-unis.
Ne serait-ce que par ce qu'ils sont capables d'utiliser de telles armes, ce qui provoquerait une destruction mille fois plus vaste que les déplorables incendies des forêts brésiliennes.
Au cours de leurs débats, les actuels candidats à la Présidence des Etats-Unis ont soutenu l'idée d'une internationalisation des réserves forestièresdu monde en échange d'un effacement de la dette.
Commençons donc par utiliser cette dette pour s'assurer que tous les enfants du monde aient la possibilité de manger et d'aller à l'école.
Internationalisons les enfants, en les traitant, où qu'ils naissent, comme un patrimoine qui mérite l'attention du monde entier.Davantage encore que l'Amazonie.
Quand les dirigeants du monde traiteront les enfants pauvres du monde comme un Patrimoine de l'Humanité, ils ne les laisseront pas travailler alors qu'ils devraient aller à l'école, ils ne les laisseront pas mourir alors qu'ils devraient vivre.
En tant qu'humaniste, j'accepte de défendre l'idée d'une
internationalisation du monde. Mais tant que le monde me traitera
comme un Brésilien, je lutterai pour que l'Amazonie soit à nous. Et
seulement à nous !
Ce texte n'a pas été publié. Aidez à sa diffusion.
Comme on dit, ça mérite une sérieuse réflexion et ça éclaire sans doute un peu ce qui se passe actuellement en Amérique du Sud.